ligament croisé antérieur

 Tout savoir sur

Le ligament croisé antérieur

Pourquoi vous, patient ou futur opéré, vous devez vous informer ? Il s’agit de vous et de votre genou.

Vous êtes acteur de votre chirurgie

Vous serez le seul présent du début à la fin du parcours de soins, de A à Z et au-delà c’est vous qui devrez vivre avec. En d’autres termes, vous devez adhérer au projet, faire partie de l’équipe chirurgicale. Pour être à l’aise au sein de cette équipe, il est essentiel de vous informer, de vous donner les clefs pour communiquer au mieux avec les soignants.

Pourquoi être opéré du ligament croisé antérieur ?

La plainte essentielle qui motive l’intervention est l’instabilité chronique (c’est-à-dire à distance de l’accident) du genou. Celle-ci peut se manifester de façon bruyante avec déboitement, ou plus sournoise avec une sensation de genou faible voire même une simple appréhension. Cette instabilité peut être invalidante dans la vie quotidienne mais parfois ne se manifeste que lors des activités sportives comportant rotation, pivot ou réception de saut. Les douleurs disparaissent en général en quelques jours après ces nouveaux accidents d’instabilité. Elles persistent plus longtemps s’il existe des lésions concomitantes ligamentaire, méniscale ou cartilagineuse. Rarement, c’est une limitation mécanique de l‘extension du genou qui conduit à l’intervention.

Mais parfois tout semble aller bien. Quelques temps après l’accident initial, la fonction du genou est apparemment normale. Vous avez même parfois pu reprendre une activité sportive. La situation est trompeuse, car le risque est grand de présenter un nouvel accident d’instabilité ou « pseudo-entorse » sur un faux mouvement ou un mouvement anodin. Vous êtes susceptible d’endommager davantage votre genou.

Surtout le pronostic d’une intervention deviendrait moins favorable du fait des lésions associées. La décision doit entre éclairée par les conseils de votre chirurgien durant cette accalmie trompeuse. La décision est parfois difficile à prendre. Pourtant la règle est simple : la chirurgie est d’autant plus justifiée que vous êtes jeune et souhaitez reprendre des activités sollicitant le genou.

Quels sont les mécanismes de rupture du LCA ?

Quel type de greffe effectuer pour un ligament croisé ?

Que va-t-il m’arriver si le LCA n’est pas reconstruit ?

le ligament croisé antérieur

Le calendrier de reprise sportive après reconstruction du ligament croisé antérieur

  • Vélo après deux semaines, natation (battements de pieds, sans palme) après cicatrisation.
  • Footing : 4ème mois.
  • Ski, tennis, volley : 6ème mois.
  • Football, basket, handball, rugby, arts martiaux : entre le 8ème et 9ème mois, à adapter selon les objectifs sportifs et les critères de retour au sport.

Ces objectifs sont atteints dans 90% des cas, et ce, d’autant que vous êtes un très bon sportif.

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